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La sophrologie : une solution efficace pour aider les enfants gérer leur stress

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Tout comme les adultes, les enfants peuvent être confrontés à des situations où le stress peut les submerger. Cette situation varie selon le contexte notamment externe auquel il se trouve. Cela peut être lié à l’école, la maison, les parents ou encore les amis. Les manifestations qui en découlent peuvent également se présenter de différentes façons. Dans certains cas, des troubles du sommeil ou un manque de concentration peuvent survenir.

Sans intervention, cet état peut influencer son comportement, et ce, jusqu’à l’âge de l’adolescence. Il sera alors plus difficile de contrôler ses émotions. De cette manière, il est alors important de réagir face aux changements d’humeur de vos enfants et d’essayer de les comprendre. Grâce à des méthodes et des exercices sophrologiques, l’enfant pourra par ses propres moyens évacuer ce stress.

La sophrologie peut en effet aider l’enfant à redonner confiance en lui. Appliquer cette méthode lors des moments d’égarement et d’angoisse suscite alors chez lui un certain calme et une certaine compréhension. Il pourra ainsi mieux analyser et accepter la situation à laquelle il est confronté.

Les causes du stress chez les enfants

Comme les adultes préoccupés par leur travail, les enfants peuvent également penser aux études. Les devoirs non faits, les exercices difficiles, les leçons trop longues, les rires moqueurs des camarades ; autant de facteur pouvant les mener à un état de stress.  Toujours dans ce contexte des études, le fait de devoir se surpasser et devancer les autres élèves peut aussi soulever chez l’enfant une inquiétude.

Un manque de communication et d’affection peut également engendrer chez lui un sentiment de délaissement. Avec un manque de confiance en soi et d’assurance, il est fort probable de se faire rejeter par les autres. Les absences répétées des parents peuvent aussi se faire ressentir chez les enfants.

Son état peut s’expliquer notamment par des drames familiaux. La mort d’un proche, la maladie ou encore le divorce des parents peut voir un impact émotionnel fort sur ses émotions et donc influencer son comprtement.

Bien qu’il soit impossible d’éviter certaines situations, le stress peut toutefois être géré par l’enfant. Avec ses propres moyens et en général avec l’aide de ses parents, il pourra les surmonter et ainsi vivre une enfance « normale ».

La gestion du stress par la sophrologie

Gérer le stress n’est pas toujours aussi facile, surtout pour les enfants. Pour leur redonner confiance en eux, les enfants doivent agir d’eux-mêmes. Grâce à des pratiques sophrologiques, ils pourront avoir une toute autre image, plus positive, de leur personne. Axés sur la détente, la relaxation et la concentration, ces exercices leur permettront de se détacher de ce qui les inquiète réellement. Le travail du corps et de l’esprit facilitent leur faculté à mieux comprendre les circonstances, en se focalisant sur une image bien déterminée. Celle-ci leur est transmise de façon à les motiver et à les donner une vision plus positive de ladite situation. Un travail de respiration est tout aussi bénéfique. Celui-ci vise à mobiliser la respiration et à décontracter les muscles pour ensuite pratiquer la visualisation positive.

Ainsi, la sophrologie aide les enfants à évaluer et à exprimer leurs émotions, et bien sûre à savoir quoi faire face au stress.

Les parents figurent également parmi les acteurs principaux. Ils sont les mieux placés pour écouter les besoins de leur enfant et ainsi leur proposer d’être à l’écoute de ce qu’ils ressentent et de leurs émotions .

Source : sophrologie actualité

Sophrologie et acouphènes

La 17ème édition de la journée nationale de l’audition a placé au cœur de ses débats les acouphènes. L’Université de Lille 2 consacre un colloque à ce phénomène le 11 avril . Cette sensation auditive qui touche 1 Français sur 4, soit 16 millions de personnes s’impose de plus en plus comme un sujet central pour les professionnels du soin. Bourdonnement, sifflement, cliquetis, tintement, comment réapprendre à vivre avec ce symptôme ORL qui peut gravement affecter nos modes de vie? La sophrologie explore de nouvelles voies de traitement.

SHUTTERSTOCK / PATHDOC

Qu’est-ce qu’un acouphène ?

L’acouphène est une perception involontaire de sons non générés par un bruit extérieur. Il peut être ressenti dans une oreille ou dans les deux mais également à l’avant ou l’arrière de la tête. Il s’agit d’un symptôme: l’acouphène n’est pas une maladie mais la conséquence d’un trouble. Occasionnel ou chronique et il est perçu par intermittence ou en continu selon les patients. Un article du Monde paru en mars 2014 explique que toutes les tranches d’âge peuvent être affectées: en effet, 56 % des 16-34 ans disent avoir déjà ressenti au moins une fois un bourdonnement d’oreille.

Ces sons qui nous parviennent peuvent devenir obsédants, les acouphènes prennent alors une place centrale et empêchent de vivre normalement. Pour Martine Ohresser, ORL spécialiste des acouphènes, plus que le bruit, c’est « ce qu’en fait le cerveau » qui est déterminant. Elle insiste sur la gravité de ce phénomène: « Les bourdonnements et sifflements d’oreille sont un véritable handicap. Plusieurs millions de personnes dans le monde souffrent de ces bruits inexpliqués qu’on appelle les « acouphènes« . Impossible de vivre normalement, impossible de dormir, impossible de retrouver le silence. »

L’audition est un critère de santé déterminant. Si certaines limitations fonctionnelles auditives peuvent être soignées ou endiguées grâce à des appareils, les acouphènes sont un cas à part. Il est impossible de les soigner, il faut les limiter et surtout apprendre au patient à vivre avec.

Le bruit est dangereux pour notre santé, à trop forte dose il provoque des lésions de l’oreille interne et peut être la cause des acouphènes ou de l’hyperacousie (hypersensibilité de l’ouïe à certaines fréquences). Selon Sylviane Chéry-Croze, ancienne directrice de recherche du CNRS, présidente d’honneur de l’association France Acouphènes, « à la suite d’un choc sonore, la perte auditive périphérique s’accompagne de l’apparition d’un message nerveux aberrant, qui circule dans les voies auditives jusqu’au cerveau, donnant lieu à cette perception. Selon les recherches actuelles, il pourrait être généré soit à la périphérie de l’oreille, soit au niveau du cortex auditif ».

Selon l’association France Acouphènes, 1,2 millions de Français disent ressentir des acouphènes sérieux ou intolérables. Pourtant les traitements médicamenteux ont montré leurs limites, de nouveaux soins doivent donc être trouvés.

Un son fantôme

Près de 5% des personnes souffrent d’acouphènes objectifs: dans leur cas, l’origine des sons peut être clairement identifiée et s’explique par des problèmes musculaires ou vasculaires à même d’être traités. Pour les 95% restant, l’acouphène est subjectif: le bruit n’est entendu que par la personne qui en souffre. Dans la grande majorité des cas, l’acouphène chronique est lié à une perte de l’audition entraînée par l’altération des cellules ciliées. Ces cellules sensorielles constituent l’organe de Corti: l’organe de la perception auditive. En cas de dégradation, elles émettent des influx nerveux incontrôlés qui causent un dysfonctionnement cérébral. Comme le symptôme du membre fantôme -une personne amputée ressentant une douleur dans une partie de son corps qui a été enlevée-, le cerveau perçoit alors un son qui n’a pas de réalité.

Environ 20% des personnes acouphéniques ressentent une souffrance quotidienne invalidante. Le facteur déterminant est l’état émotionnel au moment de la prise de conscience de l’acouphène. Anne, 47 ans témoigne: « Quand je suis bien, détendue, avec des amis par exemple, l’acouphène peut se fondre dans le bruit ambiant, il arrive même que je ne l’entende plus. Quand je suis stressée, je ne pense qu’à ça. Au moindre bourdonnement je suis angoissée et je n’arrive plus à me concentrer. Pour Anne, le stress quotidien généré par les acouphènes a entraîné une irritabilité journalière, puis des troubles du sommeil. « Je ne pouvais pas partager ce que je vivais, je me sentais très seule et parfois même déprimée. » Pour le Centre d’Exploration Fonctionnelle Oto-Neurologique (CEFON), plusieurs prises en charges des acouphènes sont possibles « médicamenteuse, stimulations électro-acoustiques, par thérapie d’habituation ». Cependant si les traitements médicamenteux ou les interventions chirurgicales sont souvent proposé dans le cas d’acouphènes objectifs, en cas d’acouphènes subjectifs les résultats ne sont pas toujours satisfaisants. La sophrologie joue alors un rôle prépondérant, pour que le patient s’habitue aux acouphènes.

Thérapie d’habituation et mieux-vivre

Les thérapies cognitives, comportementales qui visent à évacuer les ressentis négatifs sont de plus en plus proposées par les ORL. Elles permettent à la personne acouphénique de redevenir acteur de sa guérison en diminuant la charge émotionnelle. Souvent prescrites dans le cadre d’acouphènes subjectifs, les résultats sont concluants et 70 % des personnes acouphéniques ayant recours à ces techniques déclarent avoir une perception neutre de leur acouphène après thérapie. Les sons ne sont pas éliminés mais elles parviennent à les oublier.

Le sophrologue travaille en effet pour que la personne parvienne à un état où le cerveau devient indifférent; on parle de thérapie d’habituation. La sophrologie permet dans un premier temps d’identifier les symptômes et de prendre du recul. Le sophronisé  doit aussi regagner l’estime de soi, mettre un terme à l’enfermement généré par les acouphènes en gérant ses émotions. La fatigue générée par les acouphènes, l’impression d’être constamment sollicité par un bruit peut aussi être endiguées grâce à des exercices de relaxation et de respiration.

Pour Anne, l’expérience est concluante, après deux mois de séances curatives et préventives elle déclare « J’ai enfin pu prendre du recul, je ne subis plus mes acouphènes, j’ai le sentiment d’avoir repris la main sur mes émotions. »

Catherine Aliotta, sophrologue

Source : Huffington Post

Méditation, yoga, sophrologie : quelles différences ?

Pas facile de s’y retrouver entre sophrologie, yoga et méditation ? Si ces trois pratiques reposent sur des principes similaires, elles ne sont pas pour autant équivalentes.

Méditation, yoga, sophrologie : quelles différences ?

Trois méthodes de relaxation

Yoga, méditation et sophrologie : ces trois disciplines sont souvent confondues. Connues pour apporter détente et sérénité à ceux qui les pratiquent, toutes les trois reposent sur la répétition d’exercices ou de procédés qui agissent positivement sur le stress. Aussi, elles sont particulièrement recommandées pour soigner les comportements anxieux. Bien qu’elles soient souvent pratiquées en complémentarité, il convient toutefois de les distinguer. En résumé :

– le yoga s’apparente surtout à une pratique sportive ;

– la sophrologie à une technique thérapeutique ;

– la méditation à un recueillement, bien qu’il ne soit pas nécessaire d’être bouddhiste pour pratiquer la méditation.

A noter : le yoga comme la méditation sont héritiers de la culture hindoue et leurs origines remontent à l’Antiquité. La sophrologie est beaucoup plus récente puisqu’elle a été fondée au début du XXe siècle par un médecin espagnol.

Un même travail sur la respiration

Le point commun à la sophrologie, la méditation et le yoga ? L’accent est mis sur la respiration. En effet, dans ces trois disciplines, il est demandé de porter particulièrement attention au souffle, et ce, dans le but d’améliorer et parfois même de ralentir la ventilation. En effet, ces trois disciplines partent d’un même constat : lorsque l’on est face à une situation stressante et/ou une pensée angoissante, on a tendance à respirer plus vite, voire à retenir sa respiration. Or, cette perturbation respiratoire, qui s’accompagne d’autres symptômes (hausse du rythme cardiaque, transpiration, agressivité, etc.) entrave souvent notre habilité à gérer les situations de crise. Le parti-pris de ces disciplines est donc de centrer son attention sur la respiration. Dans le yoga, il va s’agir d’ajuster différents exercices d’équilibre, de gainage, de maintien et d’étirements à sa respiration. Très puissant, le yoga muscle profondément tout en apportant force et quiétude au mental. La pratique méditative débute avec le souffle : à elle seule, la respiration suffit à guider celui qui médite vers l’attention à soi (ou conscience d’être). Enfin, la sophrologie utilise (entre autres) la respiration pour détourner l’attention du patient du stress et de la douleur.

En résumé, qui devrait faire quoi ?

Le yoga s’avère être un parfait équilibre entre pratique sportive et méthode de relaxation. En effet, en plus de réduire considérablement le stress, celui-ci permet aussi d’harmoniser sa silhouette. On conseille beaucoup la sophrologie aux personnes suivies par un psychologue ou un psychothérapeute, en complément de leur thérapie. Enfin, la méditation peut être facilement intégrée à votre vie de tous les jours, pour peu que vous en ressentiez la motivation. Avec la méditation guidée, on apprend facilement les basiques de la discipline, qu’on reproduit ensuite dès qu’on se sent surmenée. L’idéal : mixer un peu des trois, sur une base hebdomadaire. Deux heures de séances de yoga sont nécessaires pour un effet sur la musculature et le système nerveux, des notions en sophrologie et sophrologie peuvent vous permettre de mieux affronter les situations anxieuses au quotidien.

Par Flavie Duet Le 10 juil 2016 In Biba

La sophrologie, un avantage certain pour les patients en chimiothérapie

Les techniques de sophrologie permettent de retrouver le calme, de diminuer les peurs par des exercices simples et faciles à reproduire. Une étude observationnelle réalisée à l’Institut Curie et publiée dans la revue Soins vient confirmer l’atout que représentent ces techniques pour des patientes traitées en chimiothérapie pour un cancer du sein.

© Alexandre Lescure / Institut Curie

© Alexandre Lescure / Institut Curie

Depuis 2007, des patients bénéficient à l’Institut Curie de cet accompagnement.

Les traitements de chimiothérapie sont lourds, générateurs d’anxiété, de fatigue et d’effets secondaires plus ou moins invalidants. S’inscrivant dans la durée, ils rythment la vie des patients au point, parfois, de prendre toute la place. Il s’agit souvent d’une période difficile et déstabilisante de la vie où les repères changent. La crainte des effets secondaires et de leur pérennité est présente avec l’impression de ne plus maîtriser sa vie. « L’Ensemble Hospitalier de l’Institut Curie a mis en place depuis 2007 des séances de sophrologie, explique Chantal Barré, infirmière sophrologue à l’Institut Curie, pour répondre aux besoins exprimés par les patients et les patientes atteints de cancer ou par l’équipe soignante. »

Pendant 4 ans (2007-2011), plusieurs dizaines de patientes ont ainsi accepté de participer à l’étude. Pour les besoins d’homogénéité du groupe étudié, n’ont été retenues que les patientes traitées pour un cancer du sein sans métastases par chimiothérapie, soit 41 patientes âgées de 26 à 66 ans (âge médian de 51 ans). « J’étais coincée par les angoisses pour la première fois de ma vie, témoigne Aline, traitée pour un cancer du sein. Réapprendre les choses essentielles de la vie, respirer calmement, sentir son corps, c’est ce que j’ai ressenti dès la première séance de sophrologie en solo face à l’infirmière sophrologue. » (1). Quelque 22 femmes ont bénéficié de séances de sophrologie pendant leur traitement anticancéreux alors que 19 ont commencé à la fin de la chimiothérapie et, de ce fait, ont poursuivi ces séances après leur traitement. « Cet accompagnement est proposé en priorité aux patients et patientes qui en ont le plus besoin », explique le Dr Sylvie Dolbeault, psychiatre et responsable de l’unité de Psycho-oncologie.

Elles constituent donc 2 groupes analysés séparément.

  • Chez les premières, une amélioration significative de l’échelle d’anxiété et de l’indice de la qualité de vie a été observée entre le début et la fin de l’accompagnement par la sophrologie. On remarque une nette amélioration au niveau du fonctionnement total et aucune différence significative n’a été notée quant aux symptômes tels que fatigue et insomnie. Toutefois les nausées ont nettement diminué. En moyenne, les patientes ont donné la note de 8,5/10 à l’aide globale apportée par les techniques de sophrologie.
  • Les 19 femmes qui ont poursuivi la sophrologie après la fin de leur chimiothérapie ont noté une baisse de leur anxiété, de leurs insomnies et de leurs nausées. Leur qualité de vie globale s’en est trouvée améliorée. 17 femmes sur les 19 ont noté l’aide apportée par la sophrologie ; il en résulte une moyenne de 8,37/10.

Même s’il faut rester prudent, car cette étude n’est qu’observationnelle, les résultats sont encourageants. Elle corrobore en effet le retour positif des patientes que les soignants ont souvent. Non seulement cette activité offre l’opportunité aux patientes de prendre une part active à leur traitement, mais les résultats positifs engendrés leur permettent de mieux l’accepter et de s’investir. Ces résultats confortent la démarche institutionnelle d’amélioration de la qualité de vie des patients menée par l’Institut Curie.

Source : étude publiée dans la revue Soins n° 800 – novembre 2015, Elsevier

Quand la Sophrologie s’invite à l’école

 

Merci à tous les acteurs de ce changement qui améliorent la qualité de vie de tous à l’école mais aussi à la maison (enfants comme adultes).

 

La pratique de la sophrologie chez l’enfant: une aide précieuse

Little girl closed her eyes and breathes the fresh air. Black an

Aujourd’hui cette pratique n’est plus exclusivement destinée aux traitements médicaux mais elle est également largement diffusée dans les domaines du sport, du bien-être et de l’Éducation.

Véritable pédagogie active, elle est tout à fait adaptée à l’enfant.

Grandir n’est pas une mince affaire; durant ce processus beaucoup d’enfants et d’adolescents se sentent mal dans leur peau, ont du mal à se concentrer et à trouver le sommeil ou encore rencontrent des difficultés à l’école.

La psychiatre Nathalie Caycedo, fille du Docteur Caycedo, nous précise: “ce que j’ai pu remarquer ces dernières années c’est que de plus en plus de parents attendent trop de leurs enfants, les inscrivent à trop d’activités extra-scolaires. Je vois beaucoup d’adolescents qui n’ont plus de temps pour eux, pour se retrouver, pour se découvrir ou tout simplement pour rêver”.

La pratique de la sophrologie est alors un excellent moyen de faire un break dans ces emplois du temps surchargés, en se poser un instant.

Nathalie nous explique le travail qu’elle effectue avec les enfants.

Lors d’une première séance, ils vont pouvoir s’exprimer librement, mettre des mots sur ce qui leur pose problème puis ils sont invités à raconter une journée de la vie quotidienne afin qu’elle puisse avoir une vue d’ensemble sur l’environnement familial et scolaire dans lesquels ils évoluent.

Au départ, les exercices proposés sont très simples et ne durent que quelques minutes, l’idée étant de les initier progressivement à cette technique.

Par la suite, la psychiatre travaille sur d’autres méthodes de relaxation dynamique qui permettent à l’enfant de prendre conscience de son corps et de créer une relation positive avec lui.

La sophrologie repose énormément sur des pratiques de respiration.
La respiration abdominale, par exemple, contribue naturellement à la détente et à la relaxation.
En effet, se concentrer sur sa respiration permet de lâcher prise et de vivre le moment présent.

D’autres exercices, quant à eux, ont pour vocation d’agir sur les tensions et d’accroître la concentration.

Les bienfaits de la sophrologie sont immenses: la pratique de cette méthode alternative permet de savoir quoi faire en cas de difficultés et surtout de trouver les solutions en soi. Elle peut être un véritable repère pour l’enfant.

Source: www.psychologies.com

La sophrologie pour aider à sortir de la dépression

depression

La dépression est un problème fréquent. L’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) estime que près de 20 % des personnes de 15 à 75 ans, ont souffert ou vont souffrir au moins une fois d’une dépression au cours de leur vie.

En plus d’un traitement médical ou de psychothérapie pour soigner une dépression, la sophrologie peut constituer une aide importante.

Si la sophrologie peut prévenir les états dépressifs, elle ne guérit pas pour autant cette maladie. Cependant, en complément d’un suivi médical, les techniques de relaxation et de visualisation positives peuvent être d’excellents outils d’accompagnement. La pratique de la sophrologie encourage à :

> Reprendre contact avec le corps : les techniques respiratoires proposées en sophrologie aident les personnes à se « sentir vivantes », à retrouver un « souffle de vie ».

> Trouver un bien-être physique et mental : la relaxation utilisée en sophrologie a deux objectifs : le relâchement musculaire et la détente de l’esprit pour retrouver l’équilibre, l’homéostasie du corps et de l’esprit.

> Découvrir ses ressources : grâce aux exercices de visualisations positives effectués pendant les séances de sophrologie, les personnes en dépression vont pouvoir s’apaiser, et retrouver progressivement confiance en elles. Il s’agit de mettre l’accent sur les ressources, la capacité naturelle de chacun à se détendre, à profiter pleinement du moment présent.

> Retrouver l’énergie et l’optimisme : le travail sur le lien entre le corps et l’esprit encourage les personnes à se libérer de leurs tensions, à retrouver leur propre énergie, à regagner l’envie de vivre.

Combien de séances ?

Le nombre de séances dépend de l’état et du ressenti de la personne. Cependant, il est préférable de suivre un minimum de 5 séances, afin d’apprendre à cibler ses faiblesses et de les faire disparaître ou de les atténuer.

Les séances de sophrologie se tiennent généralement à un rythme d’une heure par semaine. Les effets de la sophrologie ne seront pas immédiats, ils se feront sur le long terme. Il est recommandé de pratiquer les exercices également chez soi.

Pour les personnes dépressives, les séances en groupe sont plutôt bénéfiques. Le travail en groupe permet la rencontre et le partage entre des personnes dont le vécu se ressemble.

Attention, ce n’est pas parce que vous suivez des séances de sophrologie pour une dépression, que vous pouvez arrêter les autres traitements prescrits par votre médecin. Il reste important d’être suivi par votre médecin généraliste ou votre psychiatre.

Le prix ?

Le coût d’une séance individuelle s’élève entre 50 et 60 euros pour une heure. Une séance en groupe est moins chère. Elle s’élève à 20 euros environ.

Les séances de sophrologie ne sont pas prises en charge par l’Assurance maladie. Elles peuvent être remboursées par une assurance privée complémentaire ou une mutuelle.

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (15. janvier 2013)  Source : OnMeda  Crédit photo : Jupitere Images/stocbyte

Epuisement maternel et sophrologie

Parfois, avant même de tomber enceinte, Monsieur est aux petits soins, Madame surveille son alimentation, arrête de fumer, absorbe des vitamines B9 et prend soin d’elle. Quand le test tourne au positif, c’est tout un arsenal de sage femme, d’infirmière, de gynécologue et de médecin qui débarque !

Tout le monde compatit en écoutant les plaintes concernant le poids, la fatigue, les humeurs et les hormones en folie ! Haptonomie, Yoga, sophrologie, naturopathie et préparation à l’accouchement deviennent les maîtres mots de ces neufs mois si particuliers. Et c’est en véritable héroïne du centre du monde que madame mène à terme sa grossesse et met au monde le plus merveilleux des petits êtres.

Puis, plus rien. Plus rien.

La femme, pardon la maman, ne trouve plus d’écho aux quelques lamentations qu’elle ose formuler car, élevée dans le dangereux mythe de la « bonne mère », elle se doit d’être sur tous les fronts. Le quotidien peut alors se résumer à donner le biberon ou la tétée, changer la couche, rechanger la couche, mettre au bain, habiller, faire les lessives puis c’est l’heure de la sieste, pour bébé bien entendu : maman va en « profiter » pour faire le repas, ranger, prendre une douche, ouvrir un bouquin pour le refermer aussi vite car bébé se réveille ! Et la journée continue, entre pleurs et surtout angoisse de ne pas les comprendre.

Quand Maman ose dire qu’elle est fatiguée, elle s’entend répondre « mais pourquoi ? Tu ne travailles pas ! ». Ou encore « Tu as tout pour être heureuse » ou « comment faisaient nos mères avant ? » . Trop polie pour rétorquer qu’elle n’en sait rien et que franchement, là tout de suite, elle s’en fiche, maman se tait. L’engrenage de l’épuisement maternel peut alors insidieusement s’installer : silence, solitude, isolement, incompréhension peuvent se mêler à ce sentiment grandissant de ne pas gérer, d’être débordée et surtout de ne supporter plus rien ni personne.

Alors que le Burn out professionnel fait la une de tous les magazines de santé (et heureusement !), l’épuisement des mamans reste un tabou qu’il est nécessaire de briser car il peut mener à la dépersonnalisation du lien mère-enfant. Contrairement à ce que la société véhicule, devenir une mère épanouie n’est pas toujours inné, cela peut se découvrir : en individuel mais aussi (et surtout) en groupe, la sophrologie peut aider et soutenir les mamans épuisées !

Amis sophrologues, osez les proposer ! Osez donner la chance aux mamans de trouver un lieu chaleureux où elles peuvent livrer leurs doutes, leurs peurs et leurs angoisses. Soutenez-les dans leurs fatigues physique et émotionnelle. Permettez-leur de crier qu’elles sont débordées et qu’elles ont le sentiment de perdre pied et d’être incapables ! Et surtout, surtout, prouvez-leur le contraire ! Maman va pouvoir récupérer de l’énergie, se détendre, apprendre à gérer ses émotions, retrouver confiance en elle et découvrir de nouvelles ressources. La pratique de la sophrologie ne nourrit pas le mythe de la bonne mère : elle permet de découvrir et de devenir la mère que l’on souhaite être !

Partager avec vous réflexions, évolutions et protocoles serait un véritable plaisir, mais certainement trop long tellement le sujet me tient à cœur, alors voici quelques pistes :

  • Déculpabiliser les mamans et relativiser : elles ne sont ni seules, ni folles, ni dépressives, cette période délicate porte le nom d’épuisement maternel et ne touche heureusement pas toutes les mères, mais beaucoup !
  • Créer un climat de confiance et encourager les confidences : confier que l’on se sent dépassée par le rôle de mère est extrêmement difficile, or c’est la toute première chose à faire. La bienveillance, l’écoute active et le non jugement sont alors indispensables.
  • Expliquer ce qu’est le Burn out maternel : il ne s’agit pas du baby blues mais bien d’un réel épuisement qui survient d’ailleurs souvent après les 6 mois de bébé. Bien que certaines situations de vie augmentent le « risque » de burn out, Il peut concerner toutes les mamans quelque soit l’âge, le fait qu’elle soit mariée ou seule, qu’il y ait une fratrie ou un enfant unique, qu’elle travaille ou reste au foyer etc …
  • Les mamans ont besoin de récupérer de l’énergie physique avant de pouvoir se reconnecter avec leurs ressources positives. De la détente, de la relaxation et encore de la détente sont souvent réclamées au début. La respiration est évidemment la porte d’entrée principale et avec elle la gestion des émotions inconfortables.
  • Ensuite, il est intéressant de commencer par proposer des sophromnésies pour reconnecter avec toutes les ressources et les capacités (de confiance, de force, de gestion, d’organisation, de joie de vivre, de motivation, de lâcher prise) que les mamans avaient … avant …
  • Enfin, les futurisations dans lesquelles elles se sentent heureuses avec leur bébé sont particulièrement appréciées … mais aussi celles dans lesquelles elles se vivent femmes épanouies et pleines de projets personnels !

En résumé, un groupe de sophrologie à l’usage des mamans fatiguées c’est :

  • Prendre du temps pour soi, pour se reposer et retrouver son énergie
  • Partager avec d’autres mamans leurs peurs et leurs doutes
  • Reconnecter avec ses ressources de confiance, de joie et de motivation
  • Reprendre goût à ses projets, ses envies et sa vie de femme
  • Mieux gérer ses émotions, ses angoisses et son stress
  • Apprendre à gérer ce nouveau quotidien sans s’oublier
  • Prendre plaisir à être avec son enfant et valoriser le statut de mère
  • Découvrir et devenir la maman que l’on souhaite être !

Accompagner une maman avec la sophrologie est toujours une expérience riche en douceur, en partage et en écoute. Soutenir une maman qui vit un épuisement est une aventure parsemée de bienveillance, de respect et d’émotions les plus magnifiques…

Pour aller un peu plus loin :

  • « Mère épuisée », témoignage poignant de Stéphanie Allenou.
  • « La fatigue physique et émotionnelle des mères », explications de la psychologue Violaine Guériltaut.
  • « Mauvaises mères », récits aussi drôles que vrais de trois mamans qui osent être imparfaites.
  • www.maman-blues.fr, une mine d’information.

Auteur : Laura JAUVERT, Sophrologue.

Source 

Crédit photo : Cristiana Gasparotto via Compfight cc

La sophrologie aide à réduire la prise d’anxiolytiques et d’antidépresseurs

20 % des Français ont déjà pris une benzodiazépine. La sophrologie peut les aider à se sevrer, ou du moins à diminuer leur consommation. Explications.

Toute personne sous anxiolytiques ou antidépresseurs peut être inquiète de voir son traitement arriver à sa fin, ou encore souhaiter éviter toute surmédication. Il existe la crainte de présenter une rechute et devoir continuer à prendre ce médicament pendant longtemps. C’est là où la sophrologie a un rôle très important.

Avec la supervision du médecin traitant, le sophrologue caycédien enseigne au patient une méthodologie pour qu’il apprenne lui-même à utiliser ses propres ressources et prenne une part active et responsable dans le traitement de son anxiété et de son état d’humeur

L’anxiété et le stress chronique se manifestent au niveau corporel de différentes manières (transpiration, augmentation de la fréquence cardiaque, respiratoire, tension musculaire). Pour ce motif, nous proposons une série de techniques sophrologiques qui agissent principalement sur le corps. En le connaissant mieux et en le sachant éliminer les tensions (somatisations), nous réduirons énormément les niveaux d’anxiété. C’est ainsi que nous commençons généralement avec des exercices respiratoires et d’autres techniques basées sur la conscience du corps.

Progressivement, nous continuons à pratiquer d’autres techniques, qui agissent davantage sur l’esprit, en aidant à diriger l’attention et les pensées où nous voulons, et non là où les préoccupations et parfois les obsessions nous conduisent. Avec la pratique nous apprenons à être sujets de nos pensées et non objet de celles-ci.

Nous travaillons aussi avec des techniques sophrologiques qui renforcent les émotions positives. Nous apprenons à trouver des sensations, émotions et sentiments en nous, qui étaient « stockés » dans notre passé, qui se trouvent au moment présent et qui se projettent vers un avenir plein de sens et d’espoir

Apprendre à avoir recours à nos propres ressources nous donne beaucoup de paix, de sécurité et un sentiment de liberté qui aide à réduire progressivement le médicament ou à le suspendre dans les cas indiqués.

Testé par une de mes étudiantes sur des patients d’un Centre d’assistance primaire en Catalogne, il s’est avéré qu’après huit semaines de sophrologie, les patients avaient baissé leur consommation de médicaments de 30 %. De plus, ils étaient fiers de s’en être sortis par eux-mêmes.

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